Ce que j’ai appris et retiens de ce temps de confinement

Ce que j’ai appris et retiens de ce temps de confinement

Tout d’abord ce 20 mars 2020 était la toute première fois que j’entendais ce mot « confinement »… à 49 ans !  Dès le premier jour, l’angoisse et la peur étaient là. Mon fils et moi allons devoir survivre à cela. La colère m’habitait aussi et ma situation familiale – je suis séparée de mon conjoint – je posais des questions comment affronter ce temps pandémie.

Puis, les jours passant, j’apprenais à faire confiance à mon seul et unique secours Jésus mon sauveur. Une de mes grâces, que je désirais, était de vivre mon carême le plus près possible de Dieu. Je remercie ici tous ceux qui m’ont permis de bien vivre ce temps, seule certes, mais en union avec tous ceux qui étaient connectés sur les réseaux sociaux.

Merci aux prêtres de ma paroisse Ste-Hélène, à celle du Sacré-Cœur, Beau-Bassin, à Mgr Harel de Rodrigues. Grâce à KTO et à Vatican News, j’étais tantôt à Rome, tantôt à Lourdes et avec le monde réunis pour prier. La semaine sainte a été exceptionnelle vécue ; grâce à la télé, avec mon fils de 22 ans, nous avons suivi le Triduum Pascal chaque jour avec les explications du Père Labour.

Le plus émouvant a été le lavement des pieds, comprendre et faire ce geste de service mutuellement mon fils et moi… Un magnifique moment d’émotion et de foi ! Le vendredi Saint et le samedi furent aussi des temps de prière très forts. En plus de cela, mes deux sœurs, notre famille et moi-même avions vécu ce Triduum Pascal en communion dans nos maisons et nous avons partagé notre expérience par la suite. J’ai compris aussi la souffrance de ceux qui ne peuvent communier.

La technologie aidant, Zoom nous a permis de prier avec les membres de la l’ex-chorale de 16h30 de Ste-Hélène ; moment fort où nous avons contemplé ensemble la Passion du christ avec la Vierge, en récitant le chapelet. Le dimanche de Pâques, toujours grâce à Zoom, une rencontre de famille Maurice/France… Quelle joie de voir chaque famille réunie autour de la table à travers l’écran.

Mise à part l’expérience spirituelle, j’ai découvert la solidarité du voisinage. Dès la première semaine, avec la fermeture des supermarchés, un voisin policier a gentiment pris la liste des familles avoisinantes et nous a fait avoir des produits de base. Et même après, dès qu’on avait besoin de l’aide, on pouvait compter les uns sur les autres.

Le premier jour de sortie pour le supermarché fut une expérience difficile… Debout au soleil de 9h 40 pour enfin à 15h20 y entrer… Je ne vous cache pas que j’ai pleuré à un moment, me demandant s’il ne fallait pas rebrousser chemin. Mon masque a bien caché mes larmes… Je tiens ici à remercier le personnel des supermarchés pour son dévouement…

Apprendre à vivre de l’essentiel, apprécier les petits bonheurs sont des choses que je vais retenir après ce confinement. Quel bonheur de goûter à l’oignon dans nos repas après des jours sans. Et le temps passait à préparer gâteaux, crêpes ou le fameux farata, à apprécier chaque légume dès que nous l’avions dans l’assiette…. Prendre le temps, mon fils et moi, pour savoureux nos petit plats simples et faits ensemble, avec amour… Prendre le temps d’appeler des personnes que je n’ai pas appelées depuis longtemps…

Quelques jours avant le confinement, j’ai repris le travail dans une clinique privée après deux ans de pause. Je remercie tous les personnel de la clinique, mais aussi des hôpitaux  et autres établissements médicaux de notre pays et du monde entier pour le travail qu’il accompli chaque jour auprès des malades. Mes prières les accompagnent.

Mon souhait le plus cher est que ce temps aura permis ait de prendre conscience de la nature qui nous entoure. Que nous prenons désormais le temps de vivre des moments de joie et de paix et de donner de l’amour dans notre famille, autour de nous. Restez vigilants et prenez soin de vous.

Nathalie Face

Image: CDC on Unsplash

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