Réflexion |Le monde changera, quand le cœur de l’homme changera

Le souci du moment pour le monde entier est bien sur le Covid-19. Même si certains dirigeants des plus grands états, à l’exemple de Donald Trump, Boris Johnson ou Emanuel Macron semblent le prendre avec une certaine insouciance, plus occupés avec la reprise de l’économie mondiale qu’avec l’éradication de la pandémie. Il est plus qu’important que les autres acteurs de la lutte contre le risque de voir la population mondiale être décimée à son maximum,  y mettent toute leur énergie pour éradiquer ce fléau. C’est le cas pour notre petite ile qui est pourtant le quatrième des plus petits états membres de l’ONU.

Éradiquer le Covid-19 est une nécessité bien sûr, mais qu’en sera-t-il du monde d’après le Covid-19 ? Ne faudrait-il pas déjà y penser ? Il n’y a pas que Trump, Johnson et Macron à ne penser qu’à l’économie ; chez nous, aussi, il y en a plus d’un qui y pensent, à commencer par nos chers politiciens, aux gros propriétaires de business produisant des milliards de roupies de profits chaque année, comme ceux qui ont vu leurs hôtels de luxe réduits comme des affamés qui cherchent le moindre touriste, plus que courageux, à se mettre sous la dent. Et que dire de notre joyau Air Mauritius ? Oui, il y a de quoi pleurer devant la situation économique de notre petit pays.

L’après Covid-19 est un signe Mais vouloir remettre l’économie sur pied est une chose ; le quoi faire pour tout redémarrer est quelque chose de bien différente. Allons-nous continuer avec nos mêmes faiblesses d’avant le coronavirus ? Ne faudrait-il pas changer nos fusils d’épaules ? Allons-nous continuer avec notre système politique, où le népotisme a squatté le devant de la scène, avec la ferme intention de ne pas s’en aller ? Et la mainmise des partis politiques sur la vie publique, de ces chefs qui croient que la population est obligée de leur tomber aux pieds pour voir le jour briller…

Oui l’après Covid-19 est un signe que tout doit changer pour l’avenir de nos enfants et petits-enfants. La nature nous a déjà devancés ; elle s’est vêtue de sa plus belle robe verte, de ses fruits, de sa flore et de sa faune, avec les animaux qui gambadent aisément dans les lieux où ils étaient interdits avant le confinement mondial. Saurons-nous, plus particulièrement nos dirigeants, en tirer les leçons ? Oserons-nous prendre une nouvelle voiture pour nous conduire sur le chemin d’une égalité de chance pour chaque citoyen de notre planète ?…

Heureusement que le cardinal Maurice Piat a eu les mots justes pour nous faire espérer de ce monde meilleur. Lors de son homélie du dimanche 26 avril dernier, il a dit : « le monde changera, quand le cœur de l’homme changera.»  Citation retenue de mémoire qui pourrait être non-textuelle, mais qui vaut son pesant d’or en la circonstance actuelle. Pour sortir du marasme actuel avec le Covid1-9, il nous faudra bien changer de manière de pratiquer la justice, mettre les plus vulnérables sur un pied d’égalité avec les nantis, cesser de vivre que pour le profit à tout prix, bref devenir des humains vrais et non des prédateurs qui ne seront heureux que quand ils auront exterminé les plus faibles. Le pari est là. Soit on le relève. soit on continue dans la même direction.

Daniel Assy

Crédit photo: medium.com

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