Editorial | Tenir… la route

Plus de 90 vies perdues. Voilà le triste bilan des accidents de la route… Constat qui ne tient pas compte de ceux qui se retrouvent cloués au lit, avec un handicap, et dont la vie est à jamais brisée, à la fois pour eux et pour leur entourage.

Plus de 90 décès en neuf mois. Soit 13 morts par mois, si on tient compte du fait que pendant deux mois, le pays était en lockdown et que les routes étaient désertes. Plus de 90 morts avec deux constats : les accidentés sont de plus en plus jeunes et l’impact de plus en plus violent.

Les raisons derrière ces drames humains sont multiples et nous les connaissons tous : fatigue physique et émotionnelle au volant, insouciance et irrespect du code de la route, vitesse excessive, prise d’alcool et d’autres produits qui diminuent la faculté de réaction… Et on aura beau insister, matin, midi et soir, sur la prévention et la réduction des risques, mais visiblement, tous ces discours et campagnes de sensibilisation ne tiennent pas… la route pour de nombreux Mauriciens. Pour s’en convaincre, il suffit de rouler cinq kilomètres et d’observer les nombreuses infractions que cumulent allègrement motocyclistes et automobiles.

Que faire aujourd’hui pour éviter l’hécatombe ? Tout d’abord, agir. Agir au plus vite. Assez avec ces effets d’annonces… Depuis combien de mois, voire d’années, avons-nous entendu dire, maintes et maintes fois, que tous ceux qui conduisent un deux-roues (peu importe le modèle ou le horse power) devront obtenir un permis en bonne et due forme, porter le casque, être récipiendaires d’une police d’assurance ? Que la pollution sonore, causée par les échappements modifiés, la musique à tue-tête, allait être sanctionnée ; pollution qui dit très fort quelque chose du mindset de l’usager dans cet espace commun qu’est la route…

Agir, c’est aussi reconnaître que certaines décisions renversées – telle le permis à points – avaient du bon en termes de responsabilisation de la conduite sur la route. Agir, ce sont des lois, et nous en avons une bonne panoplie, mais aussi veiller à leur respect, par les forces de l’ordre et une éducation constante.

Danièle Babooram,
Rédactrice en chef

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