La maladie

La maladie

Still Alice

Still Alice

La vie nous demande des réponses dans les évènements dramatiques qu’elle nous donne de vivre. L’histoire émouvante d’Alice, relatée dans le film Still Alice, nous invite à regarder au plus profond de nous-mêmes, à nous interroger sur notre âme et notre humanité.
Admirée dans son travail, Alice avait bâti son bonheur sur sa réussite professionnelle et matérielle. À ses 50 ans, elle découvrit qu’elle était atteinte du syndrome ALS, une forme rare de la maladie d’Alzheimer.
Au début, elle était blessée par l’incompréhension de son entourage qui niait le caractère irréversible de sa souffrance. Son mari minimisait la gravité de cette maladie. Subitement, il ne savait plus comment gérer sa prodigieuse carrière professionnelle. Ses enfants se demandaient comment ils allaient concilier leurs ambitions et vies professionnelles exigeantes avec le soin à apporter à leur mère.
En découvrant l’histoire d’Alice, je me demande comment j’accueillerai la perte de tout ce qui fait ma vie, si jamais il m’arrivait de contracter une maladie qui me rend totalement dépendant. Très probablement avec le déni, la peur, la révolte et la dépression ! Sans doute, il ne me sera pas facile de franchir seul ces étapes pour accueillir cette maladie comme il se doit, chercher la guérison de tout mon être, m’interroger sur le sens de ma vie, faire le choix de la raison qui emprunte un chemin d’humilité, de courage et d’abandon au Seigneur. Sans la foi, tout cela est folie.
C’est réjouissant de savoir que Dieu s’identifie au malade. « J’étais malade et vous m’avez visité. » Sans les bons samaritains envoyés par Dieu pour nous porter secours, vivre une grave maladie peut être un calvaire.
Et si jamais une guérison définitive devenait impossible, est-ce que l’histoire d’Alice pourrait m’inspirer ? Après qu’elle a pris un temps pour intérioriser les mots du poème d’Elisabeth Bishop : « Dans l’art de perdre, il n’est pas dur de passer maître. Tant de choses semblent si pleines d’envie d’être perdues, que leur perte n’est pas un désastre », Alice put alors regarder la vie autrement et apprécia la douceur de chaque petit moment de bonheur.
Par ailleurs, quand j’arrive à écouter une personne proche qui est malade, quand je prie inlassablement et que j’ai de la compassion pour elle, je lui apporte un certain réconfort.
Toutefois, après des années de soutien, il m’est parfois difficile, à cause de mes faiblesses, d’accueillir toujours avec calme ses incapacités, ses maladresses et ses sautes d’humeur, car je me sens triste et démuni devant sa souffrance. Mais c’est gratifiant de visiter et d’aimer encore et toujours cette personne diminuée dont la beauté intérieure reste toujours la même, malgré sa maladie.
Cyril Chee Kim Ling

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