Gilberte Chung, directrice du SEDEC : « L’éducation catholique  devra se réinventer »

Gilberte Chung, directrice du SEDEC : « L’éducation catholique devra se réinventer »

La grande rentrée scolaire 2021-2022 se fera le 5 juillet. Une rentrée sous le spectre de la Covid-19, marquée par des ajustements. Gilberte Chung, directrice du Service diocésain de l’Éducation Catholique (SeDEC) revient sur la situation dans les écoles catholiques.

La demande d’admission en « Grade 7 » dans plusieurs collèges catholiques a été inférieure. Pourquoi cette situation ?

La raison première, c’est la baisse démographique. Ensuite, il y a la question de la compétitivité. Dans certaines écoles, la tendance y est toujours, mais pas dans la même proportion. Dans d’autres, il y a moins de demandes, du fait qu’il y a plusieurs écoles dans la région. De plus, après les examens du PSAC, les collèges d’État sont ceux qui se remplissent d’abord. Le reste va dans les Grant-Aided Secondary Schools. Nous avons quand même la chance d’avoir au moins 50 % remplis par la MES, mais certaines écoles peinent à avoir des élèves.

Est-ce que le SeDEC entame un discernement ou songe à se réinventer ?

Depuis plusieurs années, nous nous penchons sur cette question et nous voyons que ce que nous avions prédit se concrétise. Comment nous réinventer, comment mieux répondre aux besoins de la région, parce que tous nos collèges se valent en termes d’infrastructure, de service et de personnel. Mais il est évident que, selon la région, l’intake sera différent. Ainsi, il ne faut plus se dire que tous seront des HSC Schools, surtout avec la formule des 5 credits. Viendra un temps où il n’y aura plus d’élèves en Grade 12 dans certains collèges. Donc, nous réfléchissons pour voir ce qu’on peut offrir à l’avenir.

À ce jour, quel est le taux de remplissage des collèges du SeDEC en « Grade 7 » ?

À part une ou deux exceptions, toutes les places sont remplies. Dans ces exceptions, ce sont plus les enfants de l’Extended Stream qui ont eu une place. Notre vocation, c’est de répondre aux besoins de ces enfants.

Mais cela veut dire qu’il y a encore nombre d’enfants n’ayant pas le niveau ?

Ils n’ont pas le niveau du PSAC, mais il faut aussi se rendre à l’évidence que certains ne pourront même pas suivre l’Extended Programme non plus. Il ne faut pas oublier que c’est le même programme qu’en Mainstream, mais sur 4 ans. Même là, beaucoup n’auront pas le niveau requis pour les examens de NCE. Qu’adviendra-t-il de ces enfants ?

Propos recueillis par Nadia Hilaire
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