Éditorial : Entre vol spatial et famine

Éditorial : Entre vol spatial et famine

Entre vol spatial et famine. Alors que nos frontières s’ouvrent de nouveau aux touristes, l’actualité internationale nous parle, entre autres, de tourisme spatial. Cela avec le vol du milliardaire Richard Branson et de ses compagnons dimanche dernier. Un projet qui ravive une concurrence entre le patron de Virgin Galactic et Jeff Bezos, autre milliardaire.

Que penser de cette guerre de milliardaires au projet grandiose, dont le coût, pour frôler les étoiles, avoisinerait les 250  000 euros par personne  ? Essentiellement que l’Homme possède un savoir et un savoir-faire qui pourraient faire mentir l’adage que the sky is the limit  ! Mais aussi que quand on a de l’argent, on peut se permettre les rêves les plus fous !

Ainsi, alors que certains planifient leur voyage spatial, combien de pays aspirent, en ces temps difficiles, à avoir suffisamment de vaccins pour protéger leurs populations contre la Covid-19 et permettre un semblant de retour à une vie normale  ? à un système de santé apte à offrir des soins primaires ? Combien de personnes rêvent d’une assiette de riz quotidienne ? D’un système de distribution d’eau potable ? D’une agriculture qui les nourrisse ?

La famine à Madagascar

Combien sommes-nous à désirer ardemment que des enjeux de notre survie soient mis à l’agenda en vue d’une solution pérenne ? L’éradication de la famine : les reportages sur nos frères et sœurs malgaches qui aujourd’hui se « nourrissent » d’un bouillon de lanière de cuir de zébu sont une insulte à notre humanité.

Le dérèglement climatique  : si pour certains, le sujet relève du fake, il suffit de garder les yeux vers la Grande-île et d’écouter ce que disent l’Onu et le Programme alimentaire mondial. Les récoltes dans le Sud ont souffert d’une grande sècheresse. Une réalité qui fait de Madagascar le « premier pays à souffrir d’une famine causée par le réchauffement climatique ».

L’accès à l’éducation : 1 enfant sur 4 de moins de 18 ans en est privé. Et 1 sur 5 n’acquerra pas les compétences minimales en lecture et écriture, en dépit d’une scolarité dans la durée. Se pose donc le juste milieu entre ce que d’aucuns appelleront les « avancées », les plaisirs personnels, le bien-commun par la prise en compte des problèmes mondiaux. L’équilibre réside probablement dans un cœur qui s’ouvre à l’autre, aux autres…

Danièle Babooram
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