Covid-19 : Ne nous voilons pas la face

Covid-19 : Ne nous voilons pas la face

À l’heure où nous écrivons, mercredi 21 juillet à midi, le nombre de cas de Covid-19, sur 24 heures, a atteint son apogée, les deux vagues comprises. Et l’on peut comprendre le sentiment de colère qui monte chez ceux qui attribuent cette flambée à l’indiscipline de certains et à leur non respect des règles qui régissent la vie de tous, en ce temps de pandémie. On peut aussi entendre la peur de beaucoup dans ce new normal marqué par des statistiques qui jouent au yoyo.

Le Covid-19 est là et il va falloir cohabiter avec pour un bon bout de temps, disent les spécialistes en médecine. Et pour le contrer, outre le respect des gestes barrières – rappelons-le encore : la distanciation sociale, le port du masque et l’utilisation méthodique du sanitiser –, il faut atteindre l’immunité collective.

Et l’immunité collective, on marche résolument vers. Devons-nous pour autant ne pas dramatiser l’augmentation rapide dans le nombre de cas ? Nous pourrions lancer un oui précautionneux. Parce que les personnes infectées aujourd’hui, pour la plupart asymptomatiques et vaccinées, en sont moindrement atteintes et sont moins contaminantes. Et par conséquent, il y a un moindre risque de porter un coup grave à notre système de santé.

Mais il ne faut pas non plus se voiler la face. Notre population est vieillissante. Elle occupe le haut du podium pour plusieurs non communicable diseases – hypertension, diabète… – entraînant vicieusement d’autres pathologies telles que maladies cardiovasculaires, problèmes rénaux…

L’hécatombe, de triste mémoire, survenue chez les personnes sous dialyse dans les premiers mois de la 2e vague, redit toute la fragilité à la fois de nos aînés et de ceux souffrant de comorbidités.

Ne nous voilons pas la face aussi sur le potentiel explosif de nos dortoirs. Jusqu’ici, les syndicalistes étaient un peu la voix qui criait dans le désert…

Entendue, mais vite oubliée. Dortoirs des travailleurs étrangers : not my concern ! Mais, aujourd’hui, ça l’est… Tout ça pour dire que l’heure est plus que jamais à la responsabilisation. De chacun. De tous. Car c’est ensemble que nous nous en sortirons…

Danièle Babooram

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