Clinique Ferrière : Comme une ode à la vie

Clinique Ferrière : Comme une ode à la vie

Qu’elle est belle l’aventure de la Congrégation des Sœurs du Bon Secours, avec l’ouverture d’une unité de soins palliatifs à la Clinique Ferrière du Bon Secours  ! Belle dans le sens d’une continuité de leur apostolat.

En effet, leur fondatrice, la Mauricienne Caroline de Lenferna de Laresle, Mère Augustine en religion, avait bien ancré la Congrégation dans les soins de santé. Les Sœurs travaillèrent autrefois à la léproserie, au dispensaire, à l’hôpital public. Cela avant de mettre leur charisme au service d’une clinique, la Clinique Ferrière.

Mais que vaut la continuité, si elle ne se laisse pas interpeller par les besoins des hommes et des femmes d’aujourd’hui  ? Si elle n’est pas incarnée dans les réalités et ne tente pas d’y répondre ? Si la « fidélité créatrice » ne résonne pas au cœur de la Mission ?

C’est cette fidélité qui amène donc aujourd’hui la Congrégation à s’attarder sur cette autre dimension de la vie. Celle-ci est la fin de vie. Une fin de vie trop souvent vécue avec difficulté. Une difficulté à la fois par celui appelé au grand départ, que par son entourage. Combien de personnes meurent seules, dans l’anonymat d’une chambre froide ? Et sans personne pour leur tenir la main à cette ultime étape ? Et combien de personnes apprennent le décès d’un des leurs par un brutal coup de téléphone ?

Entendons-nous : ce n’est pas un mouroir qu’ouvrent bientôt les Sœurs du Bon-Secours. D’ailleurs, la décoration, le jeu de couleurs, l’aménagement des pièces permettant l’accueil des parents, bref, toute l’architecture des locaux, chante plutôt l’Ode à la Vie. Il en va de même des compétences laïques et de l’expertise médicale multisectorielle qu’elles se sont alliées dans cette aventure.

Tout converge vers un objectif  au service de la Vie. Car il s’agit de briser le tabou que toute mort se prépare. Que toute fin d’existence, aussi difficile que soit la maladie pour soi et pour les autres, puisse se vivre dans la douceur et la sérénité. Et portée par un climat d’affection et d’attention familiale et professionnelle. Et faire ainsi de la fin de vie un moment libérant et libérateur…

Danièle Babooram

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