Pèlerins autrement

Pèlerins autrement

Un pèlerinage Père-Laval sous contraintes sanitaires. C’est ce que vivent les pèlerins depuis le 15 août. Ils le vivront aussi dans la grande « Nuit du Père-Laval » et tout au long du mois de septembre. On peut comprendre que cela cause des souffrances. Aujourd’hui, l’Église nous demande d’être pèlerins autrement.

On peut comprendre l’exigence du sacrifice pour certains. Se rendre au caveau de notre Bienheureux, ces jours-ci, est une démarche qui se transmet de génération en génération. C’est aussi un geste de foi. Et il s’agit ici d’entendre, de comprendre, cette souffrance, consentie au nom de la solidarité nationale, comme le souligne le père Bernard Hym, dans l’entretien de la semaine.

Mais puisque nous ne pourrons pas tous nous déplacer vers le Père Laval, l’occasion nous est donnée de nous rassembler autour de lui, avec le buste-pèlerin, au sein de nos communautés paroissiales, de nos mouvements, en famille. Et comme toute crise comporte aussi des opportunités, loin de cette foule qui se met habituellement en marche, mais cette fois dans la quiétude de nos salles d’œuvres, peut-être pourrions-nous nous donner d’autres moyens pour mieux connaître l’Apôtre des Noirs… Vivre des moments de fraternité, de solidarité autour de lui, pour mieux se mettre à la suite du Christ. Les possibilités sont légion et il s’agira de se regrouper et de faire preuve d’ingéniosité… Bref, être pèlerins autrement.

La souffrance liée à la pratique de la foi en temps de pandémie, nous la connaissons en ce moment avec la jauge de 50 personnes pour les Eucharisties. Nous la vivrons aussi avec la formule remaniée du Festival des Vocations, le 26 septembre prochain, et la double ordination – presbytérale et diaconale –, en petit comité de Patrick Polydor et Georges Othello, le 3 octobre prochain.

Arrêtons-nous et réfléchissons  : qu’est-ce qui fait réellement mal  ? Les restrictions de nombre  ? L’incapacité de vivre en communauté des temps de fête ? Le fait de ne pouvoir faire, année après année, comme on avait l’habitude ?

Notre souffrance pourrait ainsi être matière à une introspection. Pour nous recentrer sur l’essentiel. Le sens de notre participation à la messe, d’un pèlerinage. Le besoin de vocations d’Église et notre implication dans l’éveil et la maturation de telles vocations…

Danièle Babooram

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