Chapelle Sacré Coeur : pour et avec la communauté

Chapelle Sacré Coeur : pour et avec la communauté

Les premiers coups de pioche pour la construction de la nouvelle chapelle Sacré Coeur à Glen-Park ont été donnés il y a peu. Ce, après 7 ans d’attente. Les travaux devront durer 11 mois.

D’ici septembre 2022, la communauté de Sacré-Cœur, Glen-Park, pourra se réunir dans sa nouvelle chapelle. Un vaste projet dans lequel se sont lancés la Fabrique de la paroisse de La Visitation et le Comité Emmaüs depuis déjà 7 ans. « C’est en 2014 qu’on a débuté la première rencontre avec le père Jean-Bernard Fricot, curé d’alors. Il a réuni les engagés de la communauté de Glen-Park pour se pencher sur ce projet et de là, le Comité Emmaüs est né. Nous avons entamé plusieurs recherches et monté un dossier  », explique Joseph Leblanc, président du Comité.

Fonder une communauté

Ainsi, la décision a été prise de faire construire une nouvelle structure dans l’enceinte de l’actuel lieu de culte. « Le but n’est pas seulement d’ériger un bâtiment, mais aussi de fonder une communauté autour, parce qu’elle est construite par les paroissiens et pour eux. Nous avons tenu à mettre l’emphase sur cela », précise notre interlocuteur.

Ce long overdue project, comme le décrit le président de la Fabrique, Thierry Goder, est devenu plus que nécessaire. La chapelle Sacré Coeur étant bien fréquentée et constituant une communauté vivante, le manque de places se faisait sentir. Cela notamment pendant le Carême, les fêtes religieuses et les évènements paroissiaux.

«  30 minutes avant la messe, les bancs sont déjà remplis. Beaucoup de personnes devaient assister à la messe sur les marches et même dans la cour. Cela ne pouvait plus durer.  » Sans compter que la communauté a commencé à s’agrandir, vu les différents morcellements qui ont vu le jour dans les environs et à Vacoas, augmentant ainsi le nombre de fidèles.

Projet d’envergure

La chapelle Sacré Coeur est si petite qu’il n’y avait même pas un coin où le prêtre pouvait recevoir les confessions avant la messe. Un conteneur a dû être placé dans la cour à cet effet, faisant également office de sacristie et de bureau pour l’équipe de Caritas. « Nous avons fait avec durant tout ce temps, mais il est primordial d’aménager les lieux  », souligne Thierry Goder.

Dès le départ, les fidèles ont été invités à participer à ce projet d’envergure. Beaucoup d’activités ont ainsi eu lieu pour rassembler les fonds. « Il faut saluer le travail du Comité Emmaüs qui, depuis ce temps, a commencé à mobiliser les personnes pour récolter des fonds pour le projet. Beaucoup de gens généreux ont contribué, parfois même sur une base mensuelle. C’est un autre énorme travail qu’a entrepris ce comité  », précise Thierry Goder. D’ailleurs, le comité se faisait le devoir d’effectuer le pointage de l’argent récolté. Il le faisait tous les trois mois, lors des célébrations dominicales.

« Il a fallu beaucoup de patience de la part de tous, mais surtout des paroissiens. La route a été longue, puisqu’il a fallu aussi attendre longuement pour les permis, les tenders, etc. Ensuite, il a fallu nettoyer et préparer le terrain, mais aussi déplacer le podium. Tout ceci a pris vraiment beaucoup de temps », explique Joseph Leblanc.

Une salle d’œuvres

Maintenant, l’objectif est d’avoir ce nouveau bâtiment qui pourra accueillir 450 personnes d’ici septembre 2022. Si initialement le projet devait coûter Rs 16 millions, avec la hausse des prix, il est estimé à Rs 19 millions. À ce jour, on a pu récolter Rs 5 millions, via les collectes de fonds qu’a organisé le Comité Emmaüs et Rs 5 millions de la Fabrique.

« Pour le reste, il nous faut encore des dons. Voilà pour quoi nous réfléchissons à comment inviter les paroissiens à nous aider davantage. Cela peut aussi être des paroissiens qui se sont installés dans d’autres régions ou à l’étranger. Nous envisageons également de faire appel aux Chantiers du diocèse. Nous avons une grande espérance. On s’est lancé et d’ici 11 mois, on devra finir », avance Thierry Goder.

Ces coûts ne serviront pas uniquement pour la construction de la nouvelle structure, mais aussi pour l’ancienne chapelle qui va être transformée en salle d’œuvres. Son toit en décrépitude va être remis à neuf. « Ce qui est bien, c’est que cette salle pourra accueillir diverses activités. Plus besoin de toujours aller à La Visitation et ailleurs. Cette salle pourrait être utilisée pour des retraites, rencontres ou autres. L’espace et le cadre vont s’y prêter », précise Joseph Leblanc.

Nadia Hilaire

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