Bon temps de l’Avent, malgré tout…

Bon temps de l’Avent, malgré tout…

Ce dimanche, nous entamons le temps de l’Avent. Durant de très nombreuses années, cette étape de notre calendrier liturgique se vivait principalement lors des Eucharisties dominicales. Toutefois, tel ne sera pas le cas cette fois. À moins que les autorités n’allègent les mesures de restriction. Ce qui serait peu probable, étant donné la gravité de notre situation sanitaire.

L’Avent reste cependant l’Avent. Il nous invite à la vigilance, à changer de vie, à nous préparer pour accueillir le Sauveur. Celui qui vient nous rejoindre dans notre humanité. Et peut-être qu’aujourd’hui plus que jamais, il est rassurant de savoir que Jésus, du fait de son humanité, a aussi connu toutes ces souffrances propres à l’homme.

L’Avent est un temps de conversion. Deux ans depuis que nous cohabitons avec le virus. Quelle conversion en cette période de pandémie  ? Engageons-nous dans la conversion des cœurs. Que la pandémie qui nous prive de la chaleur humaine, de rencontres fraternelles, ne jette pas l’hiver dans nos cœurs. Bien au contraire, tournons-nous vers les autres. Allions sécurité, solidarité et ingéniosité. Jamais autant de familles n’ont été meurtries. Jamais autant de Mauriciens ne se sont retrouvés en isolation, seuls… Un appel, un message, des courses accrochées au portail sont autant de moyens de dire à l’autre qu’il n’est pas oublié.

Une conversion écologique est aussi nécessaire, ne cesse-t-on de répéter. Ce virus nous a montré notre petitesse, notre fragilité, notre impuissance. Les chercheurs s’attendent à d’autres pandémies, par exemple à cause de la fonte des glaces qui pourrait libérer des virus enfouis depuis plusieurs milliers d’années. Certes, nous ne sommes pas les grands de ce monde à siéger aux grandes conférences climatiques telles que la COP 26. Mais ce monde nous appartient aussi et nos petits gestes au quotidien feront de grandes différences.

Ce n’est peut-être pas ainsi que nous aurions souhaité vivre ce temps de l’Avent, mais il nous incombe de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Un chrétien ne se lamente pas, mais essaie de trouver les desseins de Dieu dans sa vie et de répondre à son appel.

Martine Théodore-Lajoie

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