Conflit : Bâtissons des ponts

Conflit : Bâtissons des ponts

La folie meurtrière des hommes, leur appétit du pouvoir et leurs calculs géopolitiques nous ont fait entrer de plain-pied dans un énième conflit. Cette fois entre la Russie et l’Ukraine…

Comme si nous n’en avions pas assez de ces graves entorses à la paix  aux quatre coins du monde. La Syrie, ravagée depuis une décennie ; le Yémen tombé aux oubliettes  ; l’Irak qui peine à se relever ; la Palestine et Israël qui s’affrontent depuis une éternité  ; le Moyen-Orient qui ressemble à une poudrière  ; l’Afghanistan sous la coupe des Talibans ; les pays frères d’Afrique qui ne peuvent entrevoir la réconciliation ; ou encore les lieux de culte, lieux par excellence de paix, devenus des charniers humains au nom d’une conception de la foi…

Voilà donc le visage de notre « maison commune ». Celle qui – ô grand paradoxe – a suffisamment d’espace pour abriter et de quoi nourrir chacun de nous. Mais certainement pas pour les ambitions démesurées de certains détenteurs du pouvoir. Voilà où nous en sommes quand on tourne le dos au dialogue, qu’on refuse de s’assoir à la table des négociations. Que l’on pense d’ailleurs être le seul détenteur de la vérité et que tout se calcule en termes d’intérêts particuliers et non en celui du bien commun. On se conduit ainsi comme les «  rois des fous  », mettant en marche les « petits soldats » et tout son arsenal militaire…

Au cœur du présent conflit, qui menace d’étendre ses tentacules et qui ne sera pas sans conséquences ailleurs dans le monde, notre évêque nous offre le plaidoyer en faveur d’un meilleur vivre-ensemble (voir l’intégralité de sa Lettre pastorale dans les pages intérieures de ce numéro). Il invite donc à bâtir des ponts à travers un dialogue social constant et avec comme boussole, le bien commun. Une Lettre à lire et à faire lire, d’ailleurs…

Et alors que nous commençons le Carême, prenons aussi la résolution d’être davantage, là où nous sommes, docteurs de la paix et agents de réconciliation plutôt que petits soldats. Inscrivons dans nos cœurs que la coexistence est bien plus précieuse que nos divergences. Et qu’une société pacifiée est notre plus grand trésor à tous.

Danièle Babooram

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