Tant va la cruche à l’eau…

Tant va la cruche à l’eau…

Effroyables ces images de l’eau qui dévale en cascade nos rues. Sans compter ce bus pris au piège à côté du cimetière St-Jean. Ou encore, ces voitures emportées par les flots, de ces cours inondées. De ces victimes qui n’ont que leurs yeux pour pleurer…

Ces images, nous les avons souvent vues à la télé. Mais depuis quelque temps, elles viennent nous hanter, étant le vécu d’un certain nombre de nos compatriotes, au bout d’une trentaine de minutes de pluies torrentielles.

Et on peut se demander comment nous en sommes arrivés à de tels désastres. Certes, il y a le changement climatique avec, entre autres aujourd’hui, des pluies rageuses et un sol par trop bétonné qui ne peut en absorber le volume de l’eau. Il y a aussi ce laxisme dans les constructions qui fait qu’une fois le permis délivré, chacun fait comme bon lui semble, en rajoute, ne respecte pas le permis initial, et ce, faute de suivi aux diverses étapes. Sans oublier ce lame anba ros qui fait qu’une fois que celui-là a contourné les règles et que d’autres l’ont suivi, impossible de sévir, au nom d’une certaine conception du mot « humanisme » et aussi parce que la popularité en prendrait un sacré coup.

Il y a l’incivisme de tout un chacun qui transforme terrains vagues et drains en décharges publiques. Sans oublier ces projets immobiliers – certainement beaux et confortables – habités d’un égoïsme, car irrespectueux de l’environnement et sans considération pour les autres.

Mais au-delà de tout cela, Le problème demeure aussi celui de l’évacuation des eaux de pluie et un plan d’urbanisme général. Et à ce sujet, tenez vous bien, de 2014 à 2021, Rs 8,2 milliards ont été earmarked pour la construction, la maintenance et le nettoyage des drains, en sus de Rs 11,7 milliards for a 3-year national flood management programme dans le Budget 2021/2022.

L’on est en droit de se demander, aujourd’hui, ce qui a été fait, si les bonnes compétences sont réunies pour contrer ce problème qui, vu les conditions climatiques extrêmes, ira en s’aggravant, ce qu’il en est de la qualité des travaux ou ça n’a été que kas dan dilo

Danièle Babooram

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