Société de provocation : Quand les prix donnent le tournis !

Société de provocation : Quand les prix donnent le tournis !

Tout flambe ! Pour ça, il suffit de constater à quel point le contenu de la tente bazar ou du caddie s’amenuise. En parallèle, le transfert du porte-monnaie vers le tiroir-caisse grossit. L’escalade est loin de s’arrêter. Elle cause, ainsi, la paupérisation des classes les plus fragiles à travers le monde et l’appauvrissement accéléré des pays les plus pauvres. Et ce, au milieu d’une « société de provocation ».

Cette société de provocation, Romain Gary la définit comme une qui « laisse une marge entre les richesses dont elle dispose et qu’elle exalte par le strip-tease publicitaire, par l’exhibitionnisme du train de vie, par la sommation à acheter et la psychose de la possession, et les moyens qu’elle donne aux masses (…) de satisfaire non seulement les besoins artificiellement créés, mais encore et surtout les besoins les plus élémentaires ».

Ici aussi, nous sommes en plein dans ce modèle de société. Il suffit ainsi de voir l’écart des salaires, la masse de nouveaux riches bénéficiaires de leur proximité politique, le train de vie de l’État, les gaspillages mille et une fois dénoncés et dont personne ne semble accountable, les projets mirobolants, éloignés des besoins de base…

Les séquelles de cette société de provocation, nous les avons vues ailleurs. Elles se déclinent sous forme de révoltes populaires où la rue prend violemment le pouvoir. Ici, le peuple est peut-être fait d’un autre métal. Il se plaint, gueule sur Facebook, puis il tente, à sa manière, de « solutionner » ses problèmes…

Pour celui-ci, ce sera un deuxième, voire un troisième job. Cela, quitte à laisser sa vie de famille et sa santé sur le carreau. Pour cet autre, la traditionnelle « débrouillardise » sera de mise, quitte à frôler ou à être en plein dans l’illégalité  : vols, commerces illégaux, petits et grands trafics…

Tout un secteur économique informel bien solide, qui se construit pour pallier ce que le formel ne veut offrir… Qui permet à beaucoup de manz zordi… Quelle place pour ces sans-voix, en marge de nos grands projets, de nos grandes artères, de nos luxueux Shopping Malls ? Faut-il que le couvercle éclate ?

Danièle Babooram

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