Aimons nos familles !

Aimons nos familles !

Le monde célèbre ce lundi 15 mai la Journée de la Famille. Nous aurons droit – comme d’habitude – à des discours d’engagement pour protéger cette cellule vitale de toute société. Les politiciens vont probablement défiler et s’en faire les grands défenseurs… Discours parfois un brin  superficiel, car n’étant pas suivis d’actions, déconnectés du quotidien… Car si là-bas, les familles sont confrontées à une misère noire, sont obligées de fuir le pays de leurs ancêtres, à cause de la guerre qui laisse orphelins et veuves, ici, ce sont la rupture de cette cellule, l’enfer de la drogue, la violence intramuros sous ses diverses formes, l’infidélité, l’appétit pour le sexe qui blesse les uns et les autres…

Sans compter ce lourd stress qu’est venu ajouter la pandémie… Certes, il y a des familles heureuses. Elles avancent en dépit des problèmes qui jalonnent leur parcours. Ces familles y trouvent une force pour se serrer les coudes et s’aimer encore plus. Elles font preuve d’une belle résilience dans l’adversité. Mais il est aussi vrai, qu’aujourd’hui plus que jamais, la famille a besoin d’accompagnement.

Et cela, le pape Francois l’a encouragé fortement dans son message pour l’année Famille Amoris Laetitia. Lorsqu’il demandait « un nouveau regard », « une nouvelle approche pastorale sur la réalité de la famille  ». Le tout, en «  se plongeant dans la vie réelle  », en tenant compte « des efforts quotidiens des époux et des parents, leurs problèmes, leurs souffrances, toutes ces petites et grandes situations qui alourdissent et parfois gênent leur chemin ».

Comment le faire ? Il y a certes l’écoute, l’accompagnement, la solidarité et la fraternité à vivre ensemble. Tout un « faire chemin ensemble », dans le respect de l’autre, sans se poser en donneur de leçons, dans un accompagnement humble, fraternel, solidaire, qui ne promeut pas l’assistanat, mais engagés dans un processus de croissance qui fait fleurir l’humanité de tous ceux qui y sont engagés. D’autant plus qu’une, deux, trois familles « malades » à côté, c’est toute la communauté, la société, l’économie… qui en paient le prix fort.

Danièle Babooram

Shopping cart
Il n'y a pas d'articles dans le panier !
Continuer les achats
0