Long échange avec une amie la semaine dernière. Il a beaucoup été question des difficultés au sein de son couple. De ses attentes non rejointes. De son sentiment que ses nombreux efforts sont vains…
Au fil du partage, je réalise d’abord une chose : la difficulté de faire le deuil des premiers mois de courtship, des premières années de vie à deux avant que ne paraissent les enfants. De la difficulté de prendre acte que la vie nous change au quotidien, au fil des mois, des années, des expériences. Et qu’au final, qu’avec le temps, on n’aime pas moins, pas nécessairement plus, mais certainement différemment… et qu’on l’exprime souvent plus en se regardant les yeux dans les yeux, mais en se tenant côte à côte, le regard dans la même direction.
Mais aussi comment le quotidien – travail, le « second boulot » pour mettre du beurre dans les épinards, les responsabilités ménagères, le suivi scolaire des enfants et leur accompagnement dans les activités extrascolaires… – peut être hyper-prenant. Et ne laisser quasiment plus de place aux soins essentiels à la vie de couple. Comment cela peut être un cercle vicieux… la fatigue journalière fait qu’on ne pense qu’à la récupération, au repli sur soi. La vie à deux en pâtit, avec un sentiment d’étouffer, l’aspiration du grand air, qu’ailleurs les choses seraient meilleures, creusant ainsi pernicieusement l’éloignement l’un de l’autre…
Il y a eu certes l’analyse, l’invitation à être moins cérébrale, intellectuelle, au profit de l’écoute du cœur, lors de notre partage. Mais pas que… La dimension de foi y était. Dieu, comme je l’ai dit à Stella, est constamment avec nous dans notre route humaine. Il faut lui parler, lui demander le discernement, lui faire confiance, lâcher prise… Si Dieu s’occupe des oiseaux du ciel, combien sommes-nous précieux à ses yeux ! Encore faut-il savoir discerner entre ce que nous voulons et ce qu’Il veut pour nous… ce meilleur que nous n’entrevoyons pas toujours…
Lulu


